Ce qui distingue une charte lue d'une charte affichée : périmètre des données, décisions interdites et règles de relecture humaine.
La plupart des chartes d'usage de l'IA que nous lisons énoncent des principes que personne ne peut appliquer un mardi matin. Une charte utile répond à des questions concrètes.
La question n'est pas « peut-on utiliser l'IA » mais « quelles catégories d'information peuvent être soumises à quel outil ». Une liste explicite — données clients nominatives, données financières non publiées, documents contractuels — vaut mieux qu'un principe de prudence général.
Recrutement, sanction, refus de crédit, résiliation : les décisions qui affectent une personne doivent rester attribuées à un humain identifiable. La charte doit les nommer, pas les laisser à l'interprétation.
Une charte qui ne cite aucun outil et aucune décision précise est un document de communication.
Une charte de deux pages appliquée vaut mieux qu'un référentiel de trente pages que personne n'ouvre. Nous la révisons tous les six mois, parce que les outils changent plus vite que les procédures.