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Méthode9 juillet 2026·6 min de lecture

Prioriser ses cas d'usage IA sans tableur à 40 colonnes

Trois critères suffisent : gain mesurable, faisabilité technique, appropriation par les équipes. Comment nous les notons en atelier.

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Kais KhenineConsultant en marketing digital, i2Business
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Les matrices de priorisation élaborées finissent rarement utilisées. Nous en tenons une version à trois colonnes, notée collectivement en séance, et elle suffit à écarter les mauvais candidats.

Gain mesurable

Si personne dans la salle ne sait dire combien de temps ou d'argent la tâche coûte aujourd'hui, le cas d'usage n'est pas prêt. La première action n'est pas de déployer un outil, c'est de mesurer.

Faisabilité technique

La question n'est pas de savoir si le modèle sait le faire, mais si les données nécessaires sont accessibles, à jour et propres. Un usage évident techniquement devient irréaliste quand l'information vit dans quatre fichiers Excel non réconciliés.

Appropriation par les équipes

Le meilleur cas d'usage sur le papier échoue si la personne qui doit l'utiliser n'y voit pas son intérêt. Nous demandons systématiquement qui utilisera l'outil au quotidien, et nous l'associons à l'atelier.

Un usage priorisé sans son utilisateur final dans la salle est un usage qui ne sera pas adopté.

Ce que nous en faisons

  • Une note de 1 à 3 par critère, attribuée collectivement, sans pondération savante.
  • Un Quick Win activable en sept jours, choisi parmi les notes hautes sur les trois axes.
  • Un pilote à trente jours, qui peut accepter une faisabilité moyenne si le gain est fort.

Un retour de mission par mois

Un cas concret, l'outil utilisé et le résultat mesuré. Pas de veille généraliste, pas de publicité.